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Introduction

Les Basses-Pyrénées, de la Guerre civile d’Espagne à la Libération

Les habitants du département des Basses-Pyrénées ont subi les effets des événements dramatiques des années 30 et 40 du XXe siècle, même s’ils ne se trouvaient pas à proximité immédiate des zones de combat acharné ou de bombardements massifs comme ailleurs en Europe.

Ainsi ils entendent, dès juillet 1936, les échos de la Guerre civile d’Espagne qui ravage le pays. L’opinion publique est inquiète et profondément divisée, tandis que des flots de réfugiés passent la frontière.

La guerre européenne qui commence en septembre 1939 a d’abord pour conséquence le départ de dizaines de milliers d’hommes pour le front : la plupart ne reviennent qu’en 1945.

Avec la défaite de juin 1940 les Basses-Pyrénées sont coupées en deux par la ligne de démarcation. Le Labourd et la Basse-Navarre subissent une forte occupation allemande. La région côtière, à l’extrême sud ouest de leur zone d’influence, est stratégique pour les Nazis. Le Béarn et la Soule sont sous l’autorité directe de l’État français. Le nouveau régime tente d’appliquer la Révolution nationale, avec l’aide de l’administration et des notables.

Les rapports des sous-préfets et des commissaires de police montrent que dès 1941, l’opinion est très divisée sur le régime de Philippe Pétain. Dès la fin de 1940, des réseaux d’évasion vers l’Espagne s’organisent. Bientôt, chaque vallée a les siens. Plusieurs milliers de personnes leur doivent la liberté et la vie. C’est la contribution la plus importante du département à la victoire alliée.

A la fin de 1942 et au début de 1943, l’occupation allemande s’étend à tout le département. Très vite, les relations avec la population se tendent. Les premiers actes de sabotage sont signalés. Des maquis se forment en Béarn et en Soule. Les résistants sont d’appartenance politique variée. Parmi eux, on compte de nombreux républicains espagnols. De 1942 à 1944, plusieurs centaines de personnes sont envoyées dans les camps de concentration.


L’année 1944 est celle de la Libération. Mais c’est aussi l’une des périodes les plus violentes de l’histoire de département. En mars, le bombardement de Biarritz fait 143 morts. Les opérations allemandes contre les maquis, entre juin et août 1944, font de nombreuses victimes, dont beaucoup de civils.

Les Allemands quittent le département entre le 20 et le 26 août 1944. La Résistance capture plusieurs garnisons : Tardets, Gabas, Bedous. Après les fêtes de la victoire et les inévitables règlements de compte contre les « collabos », vrais ou supposés, c’est le retour progressif à la démocratie jusqu’aux élections du printemps 1945.

Les fonds d’archives concernant cette période sont particulièrement riches : les Archives départementales et communales conservent des centaines de dossiers où l’on trouve des rapports administratifs et des documents de gestion communale, mais aussi des témoignages, des lettres, des affiches, des photographies.


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